Pinamar: hommage à Jose Luis Cabezas

Jose Luis Cabezas était un photographe de presse. Il a été assassiné, il y a 14 ans. Le commanditaire de l'assassinat aurait été tué ou aurait plus vraisemblablement changé d'identité.
Les exécutants de ce meurtre viennent d'être libérés. Pour plus de détails, voir ici.
Les personnes représentées sur la photo accompagnent cet hommage et portent des portraits de proches assassinés pendant la période démocratique, victimes du "gatillo facil" (gachette facile).
Rio de la Plata - Buenos Aires

Quand, j'ai regardé cette photo, la première fois, elle m'a mis mal à l'aise sans que je comprenne pourquoi.
En y regardant de plus près, l'hélicoptère est vert, peut-être de l'armée.
Pendant, les années 70, l'armée Argentine jetait des opposants drogués et vivants dans le Rio de la Plata depuis des avions. Au Chili, c'était depuis des hélicoptères.
Le journaliste Horacio Verbitsky dans un ouvrage "les vols de la mort" a reproduit le témoignage d'un ancien tortionnaire, Adolfo Scilingo qui raconte tout en détails.
Gauchito Gil

Gauchito Gil, de son vrai nom Antonio Mamerto Gil Nuñez est ce que l'on appelle un saint profane. Il est sacré pour bon nombre d'Argentins, mais l'église ne le reconnaît pas.
Dans les années 1850, deux partis politiques Argentins (Colorados et Celestes) se livrent une guerre sans merci dans tout le pays et plus particulièrement dans la province de Corrientes.
Gauchito Gil refuse de se présenter au recrutement et explique qu'il ne veut pas tuer d'innocents: tout les hommes sont frères, ils ne faut pas s'entre-tuer.
Il est considéré comme déserteur.
La légende raconte alors qu'il se retrouve à la tête d'une bande qui vole aux riches pour donner aux pauvres.
Il finit tout de même par être arrêté. Le 8 janvier 1878 à Goya, Antonio Gil est pendu par les pieds pour être égorgé.
Le colonel Velasquez qui connaît le Gauchito tente d'intercéder en sa faveur et finit par envoyer un ordre de pardon.
Quand le sergent qui fait office de bourreau s'apprête à enfoncer sa lame, le Gauchito proteste disant qu'un contre ordre va arriver. Mais le bourreau ne l'écoute pas.
Antonio Gil prévient alors le sergent: " si tu me tues, quand l'ordre de mon pardon va t'arriver, tu apprendras que ton fils est mourant et comme tu auras fait couler le sang d'un innocent, tu devras m'invoquer pour que j'intercède en ta faveur auprès de Dieu pour le sauver".
La légende dit que le sergent a sauver son fils en plaçant une croix à l'endroit où il a tué le Gauchito et en priant.
Tout les 8 janvier, dans plusieurs sanctuaires à travers le pays, des milliers de personnes affluent pour rendre hommage et faire des prières au Gauchito Gil.
La Plata
Inscription à :
Articles (Atom)











